Baudelaire, L'idéal, Les Fleurs du Mal
Ce ne seront jamais ces beautés de vignettes,
Produits avariés, nés d'un siècle vaurien,
Ces pieds àbrodequins, ces doigts à castagnettes,
Qui sauront satisfaire un coeur comme le mien.
Je laisse à Garvani, poète des chloroses,
Son troupeau gazouillant de beautés d'hôpital ;
Carje ne puis trouver parmi ces pâles roses
Une fleur qui ressemble à mon rouge idéal.
Ce qu'il faut à ce coeur profond comme une abîme,
C'est vous, Lady Macbeth, âme puissante au crime,
Rêve d'Eschyle éclos au climat des autans ;
Ou bien toi grande Nuit, fille de Michel-Ange,
Qui tors paisiblement dans une pose étrange
Tes appas façonnés au bouches des Titans !
postée le 02-03-2007 16:31 0 commentaire(s) |
Apollinaire, Poème a Lou [Ombre de mon amour], Epigramme, LXXV
Mon adorable jardinière
Toi qui voudrais savoir pourquoi
Nul ne tape sur ton derrière
Ne sais-tu donc pas comme moi
Qu'il ne faut pas battre une femme
Et même avec une Fleure Rare oui Madame
postée le 03-01-2007 03:23 0 commentaire(s) |